Créer une SAS, ou société par actions simplifiée, constitue un passage décisif pour ceux voulant débuter une aventure entrepreneuriale. Ce type de société réjouit bon nombre d’entrepreneurs, autant pour ses diverses souplesses de gestion que pour la protection qu’il offre. Rapidement, une interrogation fuse : quelle solution privilégier pour gérer l’ensemble des formalités administratives ? À première vue, difficile de se prononcer entre le Guichet unique géré par l’INPI et la plateforme Legalstart. L’objectif de ce comparatif ? Mettre en lumière leurs différences afin d’aider chaque porteur de projet à choisir l’outil adapté à ses besoins et à la réalité de son projet.
Pourquoi comparer l’INPI et Legalstart pour créer votre SAS ?
Démarrer son activité suppose de franchir plusieurs étapes administratives, souvent jugées laborieuses, voire déconcertantes pour les non-initiés. Peu importe l’expérience, savoir où effectuer les démarches évite de perdre temps, énergie et argent. Entre le Guichet unique de l’INPI, qui concentre depuis récemment toutes les obligations légales de création d’entreprise, et Legalstart, connu pour sa simplicité d’utilisation, la question de la meilleure alternative revient régulièrement. Quelle solution peut le mieux correspondre à votre situation ? La réponse dépend de plusieurs facteurs : appétence technique, autonomie face à la paperasse, et budget bien entendu.
Pour approfondir la compréhension des documents incontournables lors de la création de société, il est fortement recommandé de connaître les subtilités d’un extrait Kbis, car ce document reste l’un des indispensables dans le parcours d’immatriculation.
INPI : le guichet unique pour vos démarches administratives
Qu’est-ce que l’INPI et son rôle dans la création d’une entreprise ?
L’Institut national de la propriété industrielle (INPI) a toujours tenu une place centrale dans la vie des sociétés françaises. Depuis début 2023, l’Institut a transformé l’expérience entrepreneuriale en lançant un portail unique pour enregistrer, modifier ou radier sa société, toutes formes juridiques confondues. Plus besoin de multiplier les courriers ou les allers-retours entre différents organismes : tout se fait maintenant sur une même interface en ligne. L’objectif affiché du Guichet unique ? Simplifier la vie des entrepreneurs en centralisant le dépôt et le suivi des dossiers.
Les avantages du guichet unique de l’INPI
La première qualité que l’on remarque en consultant le Guichet unique est le montant limité des frais à prévoir. Ici, seuls les coûts administratifs légaux sont demandés, sans ajout de prestations optionnelles. Pour plusieurs, ce point peut faire la différence, surtout lors des premiers investissements dans sa société. L’autre intérêt du service tient dans l’absence d’intermédiaires. Les échanges sont directs, ce qui garantit une certaine transparence, avec des instructions généralement assez claires. Soumettre un dossier sans passer par plusieurs interlocuteurs peut, selon certains, limiter les sources d’erreur ou de confusion.
Les limites du guichet unique
Cependant, aucun système n’est totalement exempt de failles. L’INPI, par sa nature institutionnelle, adopte un ton formel et peu interactif. Pour ceux peu familiers avec la gestion administrative ou la rédaction de statuts, l’absence d’une aide personnalisée peut vite devenir un frein. Un oubli ou une information imprécise lors du dépôt du dossier provoque souvent un échange de mails et un allongement des délais – de quoi mettre les nerfs à rude épreuve ! Très concrètement, il n’est pas inhabituel de recommencer une formalité après un simple détail ayant échappé à la vigilance. Ce constat s’est souvent confirmé chez les utilisateurs novices.
Legalstart : un accompagnement complet pour les entrepreneurs
Qu’est-ce que Legalstart ?
Legalstart propose un service virtuel spécialisé dans la création et le suivi de sociétés. Lancée avec ambition en France, la plateforme vise à alléger les tâches fastidieuses. Legalstart assiste dans la rédaction automatisée des statuts de SAS, l’organisation du dépôt du capital et assure le suivi, depuis l’inscription au registre jusqu’à l’obtention du numéro SIREN. Ici, tout est pensé pour simplifier la vie de l’entrepreneur et l’aider à franchir, sans embûches, les étapes parfois complexes de l’immatriculation.
Les points forts de Legalstart
Ceux qui adoptent Legalstart évoquent en premier lieu la facilité d’utilisation. Les formulaires sont clairs, ludiques, et le parcours de création, segmenté par étapes. Legalstart automatise la rédaction et la génération des papiers essentiels. Plus besoin d’effectuer de longues recherches légales, car la plateforme préremplit et guide le montage du dossier. En cas de question ou de difficulté – et cela arrive toujours au moins une fois –, leur service client se montre disponible, réactif, voire parfois force de proposition, selon plusieurs témoignages. On citera ici la tranquillité d’avoir un interlocuteur en cas d’erreur, situation loin d’être rare quand on découvre les démarches pour la première fois.
Les inconvénients à connaître
Legalstart repose sur un système de paiement par prestation, qui peut vite grimper selon les demandes spécifiques. Certaines options, considérées comme indispensables (relecture détaillée, conseil personnalisé), se retrouvent facturées à part. Autre élément à signaler : le sentiment de perdre la main sur certains paramètres juridiques. Parfois, la simplicité d’un formulaire masque des décisions qui mériteraient l’avis d’un professionnel du droit. Un entrepreneur mal informé peut, dans la précipitation, valider des choix qui n’offrent pas toute l’agilité souhaitée à long terme.
INPI vs Legalstart : une comparaison point par point
Le coût des services : un facteur déterminant
L’écart de prix saute aux yeux. Passer par l’INPI signifie ne payer que les sommes strictement dues à l’administration, alors que Legalstart facture un accompagnement supplémentaire et l’expertise incluse dans sa formule. Pour les budgets serrés, l’INPI constitue l’alternative la plus abordable. D’un autre côté, le gain de temps et la réduction du risque d’erreur chez Legalstart séduisent ceux prêts à investir un peu plus pour éviter stress et allers-retours inutiles.
Simplicité et délais de traitement
Sur la question de la facilité d’accès et de la rapidité, Legalstart tire souvent son épingle du jeu. L’interface guide clairement chaque utilisateur, du choix du type de société jusqu’à la signature des statuts. Un oubli ? La plateforme alerte, propose une correction ou la vérification par un conseiller. Du côté de l’INPI, l’expérience se montre plus technique. Ici, aucune relance personnalisée en cas de souci ; les démarches réclament rigueur et attention particulière, surtout pour ceux qui ne souhaitent pas perdre de temps lors d’un démarrage d’activité.
Accompagnement et assistance client
Le Guichet unique laisse peu de place à l’interaction humaine. Face à une question pointue, il devient compliqué d’obtenir un accompagnement précis, la plateforme proposant surtout des ressources générales. Legalstart, au contraire, fait de son assistance client un argument fort. Chat, mails, rappels téléphoniques, toute une palette de moyens permet de lever rapidement la moindre incertitude. Les témoignages disponibles notent souvent la qualité d’écoute et la disponibilité de l’équipe Legalstart.
Les erreurs courantes dans la création d’une SAS
Erreur nº1 : négliger les documents requis
La constitution du dossier administratif exige une attention accrue. L’oubli de l’attestation bancaire de dépôt de capital fait régulièrement échouer la première tentative d’immatriculation. Que la démarche se fasse via INPI ou Legalstart, relire à froid l’ensemble de sa check-list reste la meilleure solution pour éviter cette difficulté. Plus d’une société met plusieurs semaines à corriger ce point, d’où l’importance de la vigilance !
Erreur nº2 : choisir une plateforme non adaptée
Nombre de porteurs de projet commettent une erreur de casting : optimiser leur dépôt de dossier n’est possible qu’après avoir cerné leurs besoins réels. Un véritable habitué de l’administration gagnera à privilégier l’INPI. À l’opposé, ceux redoutant la complexité et souhaitant déléguer certains aspects opteront pour Legalstart. Rares sont ceux qui n’ont jamais regretté un choix, y compris après coup ; il n’est jamais inutile de s’informer avant de s’engager.
Témoignages d’entrepreneurs : leurs avis sur l’INPI et Legalstart
« L’INPI, la solution simple et abordable »
Un chef d’entreprise partage cet avis : « J’ai utilisé l’INPI pour la formalité d’immatriculation. Malgré le langage administratif parfois abscons, j’ai pu réaliser l’opération en limitant les frais. J’ai toutefois perdu du temps sur des détails malencontreusement laissés de côté. Une double vérification n’est jamais de trop. »
« Legalstart et l’accompagnement sur toute la ligne »
Dans un autre registre, une entrepreneure relate : « Passer sur Legalstart m’a permis de comprendre chaque étape. J’ai apprécié d’être orientée dès le départ, ce qui a écarté pas mal d’erreurs classiques. Leur support client s’est montré disponible, ce qui rassure beaucoup la première fois. »
Comment faire votre choix entre ces deux plateformes ?
Savoir hiérarchiser ses besoins
La décision finale dépend des attentes personnelles. Aimez-vous manipuler les documents administratifs ou préférez-vous avancer vite avec une assistance dédiée ? La réponse à cette question permet déjà d’envisager la plateforme la plus pertinente pour votre projet. Peser son budget demeure important, mais il ne faut jamais négliger la disponibilité dont on dispose au démarrage, ni la capacité à gérer d’éventuelles relances administratives.
Deux solutions, deux philosophies
L’un dans l’autre, le Guichet unique demeure une valeur sûre pour les esprits méthodiques, là où Legalstart séduit ceux ressentant le besoin d’un accompagnement réaliste pour limiter les faux pas. L’idéal reste d’évaluer soigneusement le rapport entre autonomie, budget et compétences. Quelle que soit la solution retenue, organiser ses démarches dès le départ épargne souvent des complications inutiles, et permet à la SAS de se lancer sur des bases déjà solides et rassurantes.
Sources :
- legifrance.gouv.fr
- inpi.fr
- service-public.fr